HPA
Chapitre 8 — Compteurs
Compteurs de jours, d'heures ou d'évènements suivis salarié par salarié.
EXOAF
Exoneration A.F.
Le compteur EXOAF « Exoneration A.F. » suit, salarié par salarié, le cumul des montants ou des bases exonérés au titre des Allocations Familiales. Concrètement, il enregistre la part de rémunération bénéficiant de la réduction du taux patronal d'allocations familiales, applicable aux salaires inférieurs au plafond légal (généralement 3,5 SMIC). Pour chaque bulletin, le compteur s'incrémente du montant éligible, ce qui permet de tracer l'assiette exonérée sur la période de paie, le mois et l'année. Côté métier, ce compteur sert au service paye et RH à justifier l'application du taux réduit auprès de l'URSSAF, à alimenter la DSN, à contrôler le franchissement du plafond d'éligibilité et à produire les états de contrôle. Il sécurise ainsi le calcul des cotisations patronales et la conformité réglementaire.
FBRUT
Fnal brut
Le compteur FBRUT « Fnal brut » assure le suivi, salarié par salarié, de l'assiette brute servant au calcul du FNAL (Fonds National d'Aide au Logement). Concrètement, il cumule au fil de la paie le montant brut soumis à cette contribution patronale obligatoire, généralement aligné sur l'assiette des cotisations de Sécurité sociale. Pour le service paye et RH, ce compteur joue un rôle de référence : il permet de vérifier la cohérence de l'assiette déclarée, de suivre l'évolution mensuelle et cumulée par collaborateur, et de sécuriser les déclarations sociales (DSN). Il sert également de base aux contrôles de plafonnement et de régularisation, ainsi qu'aux analyses RH sur la masse salariale soumise au FNAL. En cas d'écart constaté, FBRUT facilite le rapprochement entre éléments variables, bulletins individuels et états récapitulatifs employeur.
FINC
Fin de contrat (solde de tout compte)
Le compteur FINC – Fin de contrat (solde de tout compte) recense, salarié par salarié, les évènements de rupture du contrat de travail donnant lieu à l'établissement d'un solde de tout compte (démission, licenciement, fin de CDD, rupture conventionnelle, départ ou mise à la retraite). Il s'agit d'un compteur d'évènement, déclenché ponctuellement à la sortie du collaborateur, et non d'un cumul d'heures ou de jours travaillés. Pour le responsable RH/paye, il sécurise la dernière paie : il garantit le déclenchement du calcul des indemnités dues (congés payés non pris, RTT, indemnité de fin de contrat ou de licenciement, préavis), la production du reçu pour solde de tout compte, du certificat de travail et de l'attestation France Travail, ainsi que la clôture administrative du dossier salarié.
FTRA
Fnal tranche a
Le compteur FTRA « Fnal tranche a » sert au suivi, salarié par salarié, de l'assiette de cotisation au Fonds National d'Aide au Logement sur sa tranche A, c'est-à-dire la part du salaire brut plafonnée au Plafond Mensuel de la Sécurité Sociale. À chaque paie, il cumule les rémunérations soumises à cette contribution, permettant ainsi de calculer la cotisation FNAL due par l'employeur sur cette tranche. Pour le responsable RH/paye, ce compteur constitue une référence indispensable : il garantit le bon calcul mensuel et annuel du FNAL, facilite les contrôles de cohérence avant DSN, et alimente les états récapitulatifs adressés à l'URSSAF. Il permet également de tracer l'historique des assiettes par salarié, utile en cas de régularisation, de contrôle URSSAF ou d'audit interne sur les charges patronales.
GMP1
Base G.M.P.
Le compteur GMP1 « Base G.M.P. » suit, salarié par salarié, l'assiette servant au calcul de la Garantie Minimale de Points (GMP) du régime de retraite complémentaire des cadres. Concrètement, il cumule les éléments de rémunération soumis à cotisation pris en compte pour vérifier que chaque cadre acquiert bien le nombre minimum de points retraite prévu chaque année par l'Agirc-Arrco, lorsque son salaire reste sous le plafond de la tranche 2. Destiné au service paie et au responsable RH, ce compteur permet de piloter le déclenchement automatique de la cotisation GMP forfaitaire pour les cadres faiblement rémunérés, de fiabiliser les déclarations sociales (DSN), de justifier les calculs en cas de contrôle Urssaf et d'éditer des états de contrôle individuels et collectifs sur la période de paie ou l'année civile.
HABDE
Montant Heures abs délégation
Le compteur HABDE — « Montant Heures abs délégation » — suit, salarié par salarié, la valorisation financière des heures d'absence prises au titre de la délégation (mandats de représentants du personnel : CSE, délégués syndicaux, membres de commissions, etc.). Concrètement, il cumule le montant correspondant aux heures de délégation décomptées sur la période de paye, sur la base du taux horaire du salarié concerné. Côté RH/paye, ce compteur joue un double rôle : il alimente le bulletin (maintien de rémunération pendant les heures de délégation, qui sont assimilées à du temps de travail effectif) et il sert au pilotage des crédits d'heures légaux ou conventionnels attribués à chaque mandat. Il facilite ainsi le contrôle du respect des plafonds, la refacturation éventuelle entre établissements et la production des justificatifs en cas de contentieux ou de contrôle URSSAF.
HBASE
Horaire de base
Le compteur HBASE « Horaire de base » assure le suivi du volume horaire contractuel de référence de chaque salarié, exprimé en heures sur une période donnée (généralement mensuelle ou hebdomadaire). Concrètement, il enregistre, salarié par salarié, la durée de travail théorique servant d'assiette à la paie : 35 heures hebdomadaires pour un temps plein, ou une quotité réduite pour les temps partiels. Pour le service RH/paye, ce compteur constitue la base de calcul du salaire de base, le point de comparaison avec les heures réellement effectuées (pour détecter heures supplémentaires, heures complémentaires ou absences) et le référentiel utilisé pour proratiser les congés payés, les RTT et les cotisations. Il sert également de garde-fou vis-à-vis des plafonds légaux de la durée du travail et facilite les contrôles de cohérence lors de la production du bulletin de paie.
HC
HEURES COMPLEMENTAIRES NB
Le compteur HC – HEURES COMPLEMENTAIRES NB recense, salarié par salarié, le nombre d'heures complémentaires effectuées sur la période de paye. Les heures complémentaires concernent spécifiquement les salariés à temps partiel : ce sont les heures réalisées au-delà de leur durée contractuelle, mais sans dépasser la durée légale du travail (au-delà, on bascule sur les heures supplémentaires). Pour le service RH/paye, ce compteur sert à plusieurs usages : déclencher la majoration adéquate sur le bulletin (généralement 10 % ou 25 % selon le volume et l'accord applicable), contrôler le respect du plafond contractuel (en principe 1/10e ou 1/3 de la durée prévue au contrat), et alimenter le suivi annuel afin d'éviter une requalification du contrat à temps plein. Il constitue ainsi un indicateur clé pour piloter à la fois le coût salarial et la conformité réglementaire des temps partiels.
HCOMP
HEURES COMPLEMENTAIRES
Le compteur HCOMP « HEURES COMPLEMENTAIRES » suit, salarié par salarié, le cumul des heures complémentaires effectuées par les collaborateurs à temps partiel. Concrètement, il enregistre chaque heure réalisée au-delà de la durée contractuelle hebdomadaire ou mensuelle, mais en deçà de la durée légale du travail (à la différence des heures supplémentaires, propres aux temps pleins). Côté paye, ce compteur permet de déclencher automatiquement les majorations conventionnelles applicables (typiquement 10 % ou 25 % selon le seuil franchi) et d'alimenter les bulletins de salaire. Côté RH, il sécurise le respect du plafond légal (les heures complémentaires ne peuvent excéder un tiers de la durée contractuelle) et alerte avant requalification en temps plein. C'est un outil de pilotage du temps partiel, à la fois pour la paye et la conformité sociale.
HEUC
Heures du contrat
Le compteur HEUC – « Heures du contrat » – est un compteur de paye qui enregistre, salarié par salarié, le volume horaire prévu par le contrat de travail. Il sert de référence pour traduire l'engagement contractuel (temps plein, temps partiel, forfait horaire) en un nombre d'heures attendu sur la période de paye.
Concrètement, ce compteur est mobilisé pour calculer le salaire de base, valoriser les absences (congés, maladie, RTT) au prorata, déterminer le seuil de déclenchement des heures supplémentaires ou complémentaires, et vérifier le respect des plafonds légaux et conventionnels.
Pour le service RH/paye, HEUC constitue donc la donnée pivot qui sécurise le bulletin : toute évolution du contrat (avenant, passage à temps partiel, changement de quotité) doit y être répercutée afin que les heures rémunérées, cotisées et déclarées en DSN restent cohérentes avec la réalité contractuelle du salarié.
HEUP
Heures payées
Le compteur HEUP – Heures payées suit, salarié par salarié, le cumul des heures effectivement rémunérées sur la période de paie en cours et, par report, sur l'exercice. Il agrège toutes les heures donnant lieu à versement : heures normales, heures supplémentaires, heures complémentaires, mais aussi les heures d'absence indemnisées (congés payés, jours fériés chômés, maladie maintenue, formation). Pour le service RH/paye, c'est l'indicateur de référence permettant de contrôler la cohérence du bulletin, de comparer les heures contractuelles aux heures réellement payées, et d'alimenter les déclarations sociales (DSN, base congés, attestations). Il sert également à surveiller les seuils légaux et conventionnels — durée maximale de travail, contingent d'heures supplémentaires, proratisation des temps partiels — et à fiabiliser le calcul des cotisations assises sur le volume horaire rémunéré.
HEURC
HEURES RECONSTITUEES
Le compteur HEURC – Heures reconstituées – assure le suivi, salarié par salarié, du volume horaire qui n'a pas été effectivement travaillé mais qui doit être réintégré dans l'assiette de paie pour reconstituer un temps de travail théorique. Concrètement, il cumule les heures correspondant à des absences indemnisées ou neutralisées (maladie, congés payés, accident du travail, formation, chômage partiel, etc.) afin de garantir une base de calcul cohérente pour la rémunération, les cotisations et certains droits associés. Côté RH/paye, ce compteur est utilisé pour fiabiliser la paie mensuelle, alimenter les contrôles de plafonds (Sécurité sociale, heures supplémentaires, temps de travail effectif), justifier les régularisations et produire les états réglementaires. Il sert également de support d'analyse pour mesurer l'écart entre heures réelles et heures reconstituées sur la période.
HFER
HEURES POUR FERIE
Le compteur HFER (« HEURES POUR FERIE ») assure le suivi, salarié par salarié, du nombre d'heures associées aux jours fériés sur la période de paie. Concrètement, il accumule les heures qu'un collaborateur a effectuées ou aurait dû effectuer un jour férié (chômé ou travaillé), afin de distinguer cette portion du temps de travail ordinaire.
Pour le service paie, ce compteur sert de socle au traitement des jours fériés : maintien de salaire le jour férié chômé, calcul des majorations légales ou conventionnelles en cas de travail un jour férié, et alimentation des éventuelles primes ou repos compensateurs prévus par la convention collective.
Côté RH, HFER offre une lisibilité immédiate sur l'exposition de chaque salarié aux jours fériés, facilite les contrôles de cohérence avant clôture et sécurise la justification des éléments variables figurant sur le bulletin.
HOFO
Horaire forcé en 170
Le compteur HOFO « Horaire forcé en 170 » est un compteur de paye qui suit, salarié par salarié, un volume d'heures mensuelles forcé à la valeur conventionnelle de 170 heures. Concrètement, il permet d'imposer une base horaire fixe sur le bulletin, indépendamment du calendrier réel du mois (qui peut varier entre 140 et 184 heures selon les jours ouvrés). Il est utilisé pour les salariés mensualisés à temps plein dont le contrat ou la convention collective prévoit une rémunération lissée sur 170 heures, garantissant ainsi une stabilité du salaire de base et des cotisations. Côté gestionnaire de paye, ce compteur sert de référence pour le calcul du taux horaire, la valorisation des absences, des heures supplémentaires et des proratisations. Il sécurise l'homogénéité du traitement mensuel et évite les écarts liés aux variations calendaires.
HOMA
hor base - absence
Le compteur HOMA, intitulé « hor base - absence », assure le suivi mensuel des heures contractuelles réellement dues par chaque salarié, déduction faite des absences constatées sur la période de paie. Concrètement, il part de l'horaire de base théorique du collaborateur (selon son contrat ou son planning) et en retranche les heures correspondant aux absences saisies (maladie, congés sans solde, absences injustifiées, congés payés, etc.), afin d'obtenir le volume d'heures effectivement travaillées ou assimilées. Ce compteur est tenu individuellement, salarié par salarié, et alimente directement le calcul du salaire de base proratisé, la valorisation des absences en paie et le contrôle de cohérence entre temps planifié et temps payé. Il sert également de référence aux gestionnaires RH/paye pour vérifier les heures à rémunérer, justifier les retenues d'absence et fiabiliser les bulletins avant clôture.
HOMB
hor ct - abs
Le compteur HOMB « hor ct - abs » suit, salarié par salarié, le volume d'heures contractuelles diminué des absences constatées sur la période de paie. Concrètement, il part de l'horaire théorique inscrit au contrat (temps plein, temps partiel, forfait horaire) et en retranche les heures non travaillées : congés payés, RTT, maladie, absences injustifiées, congés exceptionnels, etc. Le résultat représente le volume d'heures réellement dues au salarié, base indispensable au calcul de la rémunération, à la valorisation des absences et au contrôle du temps de travail effectif. Pour le service RH/paye, HOMB sert de pivot entre la gestion des temps et le bulletin : il fiabilise la proratisation du salaire, alimente les contrôles de cohérence (plafond légal, heures supplémentaires éventuelles) et facilite le suivi individuel de l'activité mois après mois.
HPP
HEURES PR PLAFOND
Le compteur HPP (« HEURES PR PLAFOND ») cumule, salarié par salarié, le nombre d'heures de travail prises en compte pour le calcul du plafond de la Sécurité sociale. Concrètement, il agrège les heures rémunérées qui entrent dans la base de proratisation du plafond mensuel : heures normales, heures complémentaires ou supplémentaires éligibles, en excluant les absences non rémunérées et certaines périodes neutralisées. Ce cumul sert au service paie à ajuster automatiquement le plafond SS en cas de temps partiel, d'entrée ou de sortie en cours de mois, ou d'absence non indemnisée, garantissant ainsi le bon calcul des cotisations plafonnées (retraite, prévoyance, etc.). Pour un responsable RH/paye, HPP est donc un compteur technique de référence pour fiabiliser les déclarations sociales (DSN) et sécuriser la conformité réglementaire de chaque bulletin.
HRDEL
Hres délégation 125%
Le compteur HRDEL « Hres délégation 125% » assure le suivi, salarié par salarié, des heures de délégation effectuées par les représentants du personnel (élus CSE, délégués syndicaux, représentants de proximité) et rémunérées au taux majoré de 125%. Chaque heure consommée dans le cadre du mandat représentatif vient s'imputer sur ce compteur, ce qui permet au service paie de tracer précisément le volume utilisé sur la période et de contrôler le respect du crédit d'heures légal ou conventionnel attribué à chaque mandataire. Pour le responsable RH/paie, HRDEL constitue un outil de pilotage indispensable : il sécurise le calcul de la majoration à 125%, facilite la justification en cas de contrôle URSSAF ou contentieux prud'homal, et alimente les indicateurs de dialogue social. Il permet aussi d'identifier les dépassements éventuels nécessitant un arbitrage ou une régularisation.
HS
Heures supp (nbre d'hrs)
Le compteur HS « Heures supp (nbre d'hrs) » cumule, salarié par salarié, le nombre d'heures supplémentaires effectuées au-delà de la durée légale ou conventionnelle de travail. Il s'incrémente à chaque déclaration d'heures dépassant l'horaire de référence, par saisie manuelle, import des relevés de pointage ou alimentation depuis un module de gestion des temps. Pour le service RH et paye, ce compteur constitue la base de calcul des majorations (25 %, 50 %), du suivi du contingent annuel d'heures supplémentaires et du déclenchement de la contrepartie obligatoire en repos. Il permet aussi de surveiller les dépassements individuels, d'anticiper les seuils légaux et de justifier les rubriques de paie correspondantes. Mensuellement, son solde alimente le bulletin et peut être remis à zéro ou reporté selon le paramétrage du cycle, garantissant une traçabilité complète des heures supplémentaires.
IJB
I.J. BRUTES
Le compteur IJB « I.J. BRUTES » suit, salarié par salarié, le montant brut des indemnités journalières versées dans le cadre des arrêts de travail (maladie, maternité, paternité, accident du travail ou maladie professionnelle). Il cumule les sommes brutes perçues au titre de la Sécurité sociale ou de la prévoyance, avant tout abattement ou prélèvement social et fiscal.
Pour le service paye et RH, ce compteur est essentiel : il sert de base au calcul du maintien de salaire, à la subrogation employeur, au contrôle des montants déclarés en DSN et au rapprochement avec les décomptes des organismes. Il permet aussi de suivre les plafonds d'indemnisation, d'alimenter les bulletins (lignes IJSS) et de produire les états d'absence et de coût salarial liés aux arrêts sur la période de paye.
IJNET
I.J. nettes Urssaf
Le compteur IJNET « I.J. nettes Urssaf » suit, salarié par salarié, le montant cumulé des indemnités journalières nettes versées par la Sécurité sociale (Urssaf) au titre des arrêts de travail : maladie, maternité, paternité, accident du travail ou maladie professionnelle. Il s'agit d'un compteur monétaire qui enregistre la part nette des IJSS, après application des cotisations sociales propres à ces indemnités. Côté métier, ce suivi est indispensable au service paye pour assurer la subrogation employeur, ajuster le maintien de salaire conventionnel, déduire correctement les IJ du net à payer et fiabiliser la déclaration sociale nominative (DSN). Il sert également à justifier les régularisations en cas de décalage avec la CPAM, à alimenter les bulletins de paye et à produire un historique consolidé par collaborateur sur l'exercice, utile aux contrôles Urssaf et aux échanges avec les organismes sociaux.
IJNTS
IJ nettes saisies pour subrogation
Le compteur IJNTS « IJ nettes saisies pour subrogation » enregistre, salarié par salarié, le montant net des indemnités journalières (IJ) versées par la Sécurité sociale lors d'un arrêt de travail (maladie, maternité, accident du travail). Ces montants sont saisis manuellement dans le module PYCOMPTEUR à partir des décomptes reçus de la CPAM ou des bordereaux de paiement. Ce compteur est utilisé dans le cadre de la subrogation : l'employeur maintient le salaire pendant l'arrêt et perçoit en contrepartie les IJ directement de la Sécurité sociale. Il permet au service paye de tracer les sommes effectivement encaissées au titre de chaque salarié absent, d'ajuster le net imposable, de calculer le complément employeur éventuel et de garantir la cohérence entre les IJ déclarées en DSN et celles réellement perçues, évitant ainsi tout trop-versé.
IND
INDEMNITE CP
Le compteur INDEMNITE CP (identifiant IND) assure le suivi individuel, salarié par salarié, des indemnités de congés payés acquises et versées au titre des périodes de congés. Concrètement, il cumule en jours ou en valeur monétaire les droits à indemnisation liés aux congés payés pris ou soldés, conformément aux règles légales et conventionnelles applicables. Ce compteur s'adresse à l'ensemble du personnel ouvrant droit à des congés payés, et constitue une référence essentielle pour le service paye lors du calcul mensuel du bulletin, du traitement des soldes de tout compte ou du suivi du plafond annuel de congés. Côté RH, il permet de visualiser la consommation des droits, de fiabiliser les provisions comptables pour congés payés et de garantir la conformité avec les obligations légales en matière d'indemnisation des absences pour congés.
INDT
INDEMNITE TRANSACTIONNELLE
Le compteur INDT « INDEMNITE TRANSACTIONNELLE » assure le suivi, salarié par salarié, des indemnités versées dans le cadre d'une transaction conclue entre l'employeur et le collaborateur, généralement lors d'une rupture du contrat de travail (licenciement, départ négocié, fin de litige). Il ne comptabilise ni heures ni jours, mais des évènements monétaires : chaque montant transactionnel accordé est enregistré comme une ligne distincte, datée et rattachée au dossier individuel. Pour le service RH/paye, ce compteur joue un double rôle. D'une part, il fiabilise le bulletin en isolant ces sommes au régime social et fiscal spécifique (exonérations plafonnées, soumission à CSG/CRDS). D'autre part, il alimente le pilotage : cumul annuel par salarié, contrôle des plafonds légaux d'exonération, traçabilité en cas de contrôle URSSAF et reporting des coûts liés aux ruptures. Un outil d'historisation et de sécurisation juridique autant que comptable.
IND35
Indemnité 35 heures
Le compteur IND35 « Indemnité 35 heures » assure le suivi, salarié par salarié, des heures ouvrant droit à l'indemnité compensatrice liée au passage ou au maintien à la durée légale de 35 heures hebdomadaires. Concrètement, il cumule période par période les volumes horaires effectués par chaque collaborateur concerné et sert d'assiette au calcul de l'indemnité différentielle versée sur le bulletin de paie. Destiné aux gestionnaires paie et au responsable RH, ce compteur permet de tracer les droits acquis, de vérifier la conformité au plafond légal des 35 heures, et de justifier le montant de l'indemnité auprès du salarié comme en cas de contrôle. Il alimente également les états récapitulatifs annuels et facilite le pilotage de la masse salariale liée à la réduction du temps de travail.
INTER
Intéressement
Le compteur INTER « Intéressement » assure le suivi individualisé, salarié par salarié, des sommes versées au titre du dispositif d'intéressement collectif. Concrètement, il cumule les montants attribués à chaque collaborateur sur la période de référence (souvent l'exercice civil), qu'il s'agisse de primes liées aux résultats ou aux performances de l'entreprise. Cet outil s'adresse au service paye et au responsable RH chargés de piloter l'épargne salariale. Son usage métier est double : d'une part, contrôler le respect du plafond légal individuel (75 % du PASS) au-delà duquel les sommes deviennent imposables ; d'autre part, alimenter correctement les bulletins de paie, la DSN et les éventuels versements sur PEE/PERCO. Il sécurise ainsi le traitement social et fiscal de l'intéressement et fournit une traçabilité fiable pour les déclarations annuelles et les audits.
IRTT
IRTT
Le compteur IRTT (Indemnité de Réduction du Temps de Travail) suit, salarié par salarié, le cumul des heures ou jours de RTT acquis et consommés au cours de la période de référence. Concrètement, il enregistre les droits générés par le dépassement de la durée légale du travail (35 heures hebdomadaires) et déduit les jours de RTT effectivement pris ou indemnisés. Destiné au service paie et au responsable RH, il sert à piloter le solde individuel de RTT, à valoriser les jours non pris au moment du solde de tout compte, et à garantir le respect du plafond légal et conventionnel. Il alimente également le bulletin de paie pour l'affichage du compteur visible par le salarié, et permet d'anticiper les régularisations annuelles ainsi que les éventuels rachats de jours RTT.
JANC
Jours ancienneté
Le compteur JANC – Jours ancienneté – suit, salarié par salarié, le nombre de jours de congés supplémentaires acquis au titre de l'ancienneté dans l'entreprise. Il s'agit d'un compteur exprimé en jours, qui s'incrémente automatiquement au fur et à mesure que le collaborateur franchit les paliers d'ancienneté définis par la convention collective ou par les accords internes (par exemple : un jour supplémentaire après 5 ans, deux après 10 ans, etc.). Côté gestion RH et paie, ce compteur alimente le solde de congés annuels du salarié et permet de distinguer clairement les jours légaux des jours conventionnels liés à l'ancienneté. Il sert également de justificatif lors des éditions de bulletins, des soldes de tout compte et des contrôles d'éligibilité, garantissant ainsi le respect des droits acquis et la traçabilité des avantages liés à la fidélité dans l'entreprise.
JMAL
JOURS ABSENCES MALADIE
Le compteur JMAL (Jours Absences Maladie) recense, salarié par salarié, le nombre cumulé de jours d'absence pour cause de maladie sur la période de paie considérée. Il ne suit pas des heures ni des évènements ponctuels, mais bien un volume en jours, alimenté à partir des arrêts de travail saisis dans le dossier du collaborateur. Pour le responsable RH/paye, ce compteur constitue un repère opérationnel essentiel : il permet de calculer les indemnités journalières de Sécurité sociale, d'appliquer le maintien de salaire conventionnel, de suivre les délais de carence et de surveiller les seuils légaux ou conventionnels (durée maximale d'indemnisation, déclenchement de la prévoyance). Il sert également au pilotage de l'absentéisme, à l'analyse des coûts et à la production des états sociaux et déclarations DSN associées aux absences maladie.
JRMC
Nbre jours calendaires du mois
Le compteur JRMC « Nbre jours calendaires du mois » suit, salarié par salarié, le nombre total de jours calendaires composant le mois de paie en cours (28, 29, 30 ou 31 jours selon la période). Il ne décompte ni heures ni évènements particuliers : il fournit une base temporelle de référence, mise à jour automatiquement à chaque ouverture de période. Destiné aux gestionnaires de paie et au service RH, ce compteur sert de dénominateur dans de nombreux calculs réglementaires et conventionnels : proratisation du salaire pour les entrées/sorties en cours de mois, valorisation des absences non rémunérées, calcul des indemnités journalières, prorata des primes mensuelles, ou encore détermination des droits à congés payés. C'est une donnée socle, discrète mais indispensable, qui garantit la cohérence des règles de paie sensibles au calendrier réel du mois traité.